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sante rek
12/02/2007 19:02
Jamais dans l'histoire, un penseur musulman n'a laissé à la postérité, une bibliographie aussi diversifée que celle produite par Cheikh Ahmadou Bamba. En effet, conscient qu' il fallait donner aux générations à venir les moyens de se détacher d'un environnement de plus en plus alliénant, Cheikh Ahmadou Bamba, mû par l'unique dessein de servir l'Islam, a produit un ensemble d'ouvrages couvrant de très nombreux domaines du savoir.
Dans son oeuvre littéraire, Cheikh Ahamdou Bamba, aura investi des domaines aussi variés que la "Tawhid" (Théologie musulmane ou Foi dans l'Unicité de Dieu), le "Fikh" (Droit), le "Tassaa-uf" (Soufisme ou Perfectionnement spirituel), la Bonne Education, l'Hagiographie, la Grammaire (arabe) et tant d'autres axes du savoir.
La bibliographie du Cheikh Ahamadou Bamba peut aussi être classée en deux tranches : les ouvrages de la période qui précède la naissance du mouridisme (en 1301après l'Hégire [1301.h], soit 1882 dans le calendrier grégorien) et ceux écrits au-delà de cette date charnière.
La première tranche va du magistral "Massaalik-ul Jinaan" (les Itinéraires du Paradis) [traitant du Soufisme] à ceux écrits peu avant la disparition de son père en 1301.h.
La seconde partie va de cette période à son rappel à ALLAH en 1927. A partir de l'année 1313.h (1895 grégorien) (début de la mission de combat contre l'infidélité), Le Cheikh produira un nombre inestimable de panégyriques (louanges) envers l'Elu, des écrits d'action de grâce envers ALLAH et Son Prophète, de Sagesse, d'Hagiographie, d'Oraisons Initiatiques, Incantatoires et Mystiques.
Cheikh Ahmadou Bamba avait un souci particulier à l'égard de l'éducation des jeunes, car selon lui "instruire les vieux, c'est écrire à la surface de l'eau, instruire les jeunes, c'est graver sur pierre". Dans une oeuvre comme "Tazawwudu-ç-çighâr" (Viatique des Adolescents) Cheikh Ahmadou Bamba indique à cette frange sensible de la société islamique, exposé à toutes les déviations, la voie à emprunter pour la félicité.
La carrure intellectuelle de Cheikh Ahmadou Bamba lui avait permis, dans le cadre de l'enseignement qu'il assurait auprès de son père jusqu'en 1301 après l'Hégire [1301.h], de constater qu'une bonne partie des livres de l'époque, traitant des Sciences Religieuses et Instrumentales, était inaccesible au commun des mortels.
Pédagogue hors pair, le Cheikh entreprit de réécrire et versifier ces traités, les rendant plus accessibles en les commentant et les allégeant de leur style lourd.
C'est ainsi qu'il composa :
le "Jawharu-n-nafis" (le Joyau Précieux) qui est une versification du traité de Jurisprudence de AL AKHDARI, le "Mawâhibul Quddûs" (les Dons du TRES-SAINT) qui est une reprise versifiée de l'ouvrage de Théologie de l'Imâm AS-SANUSI intitulé "Ummul Barâhin" (la source des preuves), le "Jadhabatu-ç-çighâr" (l'Attirance des Adolescents) qui est un ouvrage traitant particulièrement des articles de la foi, le "Mulayyinu-ç-çudûr" (l'Adoucissement des coeurs) qui reprend en versification le "Bidâyal Hidâya" (le Commencement de la Bonne Direction) de l'Imâm AL GHAZALI; le Cheikh reprendra par la suite ce poême sous le titre de "Munawwiru-ç-çudûr" (l'Illumination des coeurs). C'est un ouvrage qui traite du Perfectionnement spirituel. Dans le domaine des Panégyriques, le Cheikh témoigna son amour ardent pour le Prophète Mouhammad (PSL) en lui dédiant une multitude d'odes dont:
"Muxadimatul Amdaahi" (Les Prémices des Eloges), "Mawaahibu Naafi'-u" (Les Dons du Bienfaiteur) et "Jasbul Xuloob Ilâ Alâmil Xuyûb" (l'Attirance des Coeurs Vers le Connaisseur des Mystères) qui demeurent des références mondiales.
Cheikh Ahmadou Bamba est aussi l'auteur de nombreux écrits qui témoignent des dons et faveurs innombrables dont ALLAH l'a entouré (dernière partie de sa bibliographie), notamment "Ayaasamina lahu", "Matlabul Fawzayni", "Aaxiru Zaman".
Des ouvrages tels "Jaawartu" (le voisinage) et "Xaatimatu Munadjati" (Mes Derniers Ecrits) constituent les meilleures références de la dimension exceptionnelle et le niveau d'ascension de Cheikh Ahmadou Bamba vers l'Eternel.
Aujourd'hui, nul ne peut se prévaloir d'une connaissance totale de la bibliographie de Cheikh Ahmadou Bamba, même si la bibliothèque "Cheikh El Khadim" de Touba, construite par Cheikh Abdoul Ahad MBacké Ibn Cheikh Ahmadou Bamba en 1977, est le dépôt de la plupart de ses écrits.
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touba
12/02/2007 18:59
De son vrai nom Mouhammad Ben Mouhammad Ben Habiballâh, CHEIKH AHMADOU BAMBA MBACKE nous parvint par la grâce de Dieu au mois de Muharram en l'an 1272.h, soit l'an 1855, à Mbacké, une localité dans le Baol du Sénégal des royaumes.
Fondé par son grand-père, le village porte le nom de la famille des Mbacké dont la piété trés connue leur valut une influence religieuse particulière, un respect et une vénération pour la FACE de DIEU. Hommes de haute culture et d'une orthodoxie stricte dans l'assimilation des valeurs culturelles Islamiques, ils firent du village de Mbacké un centre académique et une capitale spirituelle. Le père du Cheikh, Mouhammad Mbacké, appelé Mame Mor Anta Saly, était un éminent jurisconsulte, un dévot qui enseignait le CORAN et les Sciences Religieuses ; sa mère, Mariama Bousso, grâce à sa piéte, sa vertu et son scrupule, eut le priviliège de répondre au nom de "Jâratul-lâh"(voisine de DIEU) au milieu des siens. Ses parents ont très tôt découvert en lui une perfection innée qui s'est traduite par des attitudes et des habitudes de piété, de bonne conduite morale, de dévotion, de solitude, de méditation et un comportement exécrant l'amusement, l'indécence et le péché. Partout ou il passa durant son cursus, après avoir parfaitement assimilé le CORAN, que ce soit pour l'acquisition des Sciences Religieuses ou Instrumentales comme la Grammaire, la Prosodie, etc, on lui reconnut unanimement une perfection spirituelle qui ne pouvait que résulter d'une lumière provenant de DIEU. Jusqu'an l'an 1300.h (1882), il assurait l'enseignement auprés de son père et sa carrure intellectuelle lui avait permis , dans le cadre des fonctions que celui-ci lui confiait, d'écrire dans certains domaines des Sciences Religieuses et Instrumentales pour les rendre plus accessibles.
Il composa à cet effet le "Jawharu-n-nafis"(le joyau précieux) qui est une versification du traité de jurisprudence de Al Khadari , le "Mawâhibul Quddûs"(les dons du TRES-SAINT) qui est une reprise versifié de l'ouvrage de théologie de de l'Imam As-Sanûsi"Ummul Barâhin"(La soucre des preuves), le "Jadhbatu-ç-çighâr"(l'attirance des adolescents)qui est un ouvrage traitant particulièrement des articles de la foi, le "Mulayyinu-ç-cuddûr"(l'Adoucissement des coeurs) qui reprend en versification le "Bidâyal Hidâya"(Le commencement de la Bonne Direction) de l'Imam Al Ghazâli ; Le Cheikh reprendra par la suite ce poême sous le titre de "Munawwiru-ç-çuddur"(L'Illumination des coeurs). C'est un ouvrage qui traite du perfectionnement Spirituel.
Plus tard, il composera bien d'autres ouvrages dans les domaines de la Jurisprudence, de la Théologie , du Soufisme, de la Bonne Education et dans d'autres branches comme la Grammaire.
L'an 1301.h(1883), qui est le point de fracture le plus important de son hagiographie, apportera (nous le verrons plus loin) de grandes mutations dans son domaine spirituel et du même coup, dans sa personnalité intellectuelle; en gros, des changements qui ont reconverti entièrement sa plume au service du prophète, dans les thèmes tels que :
- La glorification de la venue au monde du Prophète, - L' exaltation de l'Unicité de DIEU, dans le service du Meilleur des Envoyés, - Le combat spirituel du Prophète, - La plus grande victoire de la foi sur l'infidélité sous on Egide (Bedr), - La victoire de la soumission, en l'occurrence l'Islam, sur l'Idolâtrie, en un mot, la réhabilitation de l'Islam.
Le rappel à DIEU de son père, survenu une nuit du mardi du mois Muharram de l'an 1300h.(1882) à Mbacké du Cayor, non seulement venait lui ôter la tutelle de celui-ci à qui il obéissait religieusement, mais allait relever sa vraie physionomie mystique et spirituelle.
Le stade de dévotion à DIEU qu'il atteignit, malgré les hostilités que lui manifestaient les gens de son époque, démontre sans équivoque son appartenance au cercle " des hommes de DIEU "
Il n'était l'esclave, ni des futilités du Bas-Monde, ni de l'Autorité Coloniale dominatrice, ni de celle des chefs païens de la vieille aristrocatie locale.
Cette attitude d'un homme esseulé, dénonçant l'arbitraire et la corruption d'où qu'ils viennent, lui suggèrent et ne reconnaissant que la Seule Autorité du MAITRE des Mondes, allait marquer sa vie.
C'est ainsi qu'en réponse aux dignitaires qui, à la suite de l'oraison funèbre de son père, lui suggèrent d'accepter d'occuper la fonction de conseiller du roi, il déclina cette offre du bénéfice de l'obligeance des sultans et écrivit :
"Penche vers les portes des sultans-m'ont-ils dit - afin d'obtenir des dons qui te suffiraient pour toujours"
"DIEU me suffit-ai-je répondu-et je me contente de LUI, et rein ne me satisfait si ce n'est la Religion et la Science."
"Je ne crains que mon ROI et ne porte mes espoirs qu'en LUI-comment disposerais-je d'ailleurs ma destinée entre les mains de ceux qui sont incapables de régler leur sort?"
C'était là un double défi lancé à la fois aux sultans à qui le Cheickh rappelait leur servitude vis-à-vis de leur SEIGNEUR ALLAH et à l'élite de l'orthodoxie musulmane dont il dénonçait la complaisance.
Quand aux grands maîtres de la gnose de son époque animés du dessein de l'éprouver, ils ne tardèrent pas à découvrir leurs lacunes, san toutefois arriver à sonder les profondeurs de sa spirutualité.
Ses confrontations avec l'administration coloniale représentaient cependant lm'un des aspects les plus importants de son hagiographie.
Au début du 19 ème siècle, les exigences de l'industrialisation (recherche de matière première et de marchés) et la volonté impérialiste de l'Europe , ayant aboutit à la colonisation , ont dicté à la France une politique de conquête territoriale à partir des anciens comptoir commerciaux.
Cette politique expansionnisterencontra au Sénégal de farouches résistances , tant du côté des chefs musulmans que de celui des "thiédos"(guerriers de l'aristocratie).
Mais en 1891, la conquête territoriale fut achevée dans un constat d'échec de toute la resistanec armée au Sénégal. C'est alors que la France entreprit d'assimiler la colonie du Sénégal aux valeurs culturelles occidentales et, pour y réussir , elle proposa sa religion, et la suppression pure et simple ou, à défaut ,la corruption du culte exclusif rendu à DIEU.
Elle mena alors un combat sans précédent allant de l'éloignement (internement) au bannissement et à la déportation des guides spirituels , pour démobiliser les fidèles.
Son aspiration profonde à DIEU et son amour ardent envers l'Elu de DIEU furent tels que DIEU lui révela DIEU, selon son expression, et devant la Splendeur de Sa GRANDEUR, il entreprit d'être fidèle au Pacte Primordial de Soumission ( à DIEU) , alors DIEU lui indiqua le Prophète qui est le Guide de la Voie de la Soumission.
Lorsqu'en1301.h(1883)l'Elu lui parvint, il conclut avec lui le Pacte d'Allégeance, pour LA FACE de DIEU et ce Dernier lui ordonna d'engager ses disciples dans cette Voie . Le Mouridisme était né. Ce fut à Mbacké Cayor.
Ainsi le culte exclusif qu'il proffessait devenait public, car il commença à l'inculquer à ses disciples, c'est pourquoi il devint l'ennemi numéro un du povoir colonial.
Non seulement les foules affluaient vers lui, mais il fonda la ville de TOUBA pour mieux servir avec elles la Cause de DIEU.
Dans son ardeur spirituelle, il voultu accéder au rang des compagnons , serviteurs du Prophète, qui ont combattu à Bedr.
Ce degré suprême (CORAN S.9 V.20) dont parle le CORAN à l'endroit des compagnons , est obtenu par le sacrifice du sang versé en vue d'élever la Voix de DIEU.
Et l'abrogation de la perscription du sang versé , à cause du Pacte d'Allégeance, devait mener le Cheikhdans la Voie du Combat Spirituel qui celle du sacrifice de l'âme et des biens pour la cause de DIEU, dans le respect du sang des autres.
En 1312.h(1895), dans sa retraite spirituelle(Ittikaf), le Prophète lui signifia que le sang versé était abrogé et que le prix qui fait accéder à ce rang est une somme d'épreuves trop lourdes à la charge exclusive du postulant.Le Pacte fut conclu et le décret DIVIN le mit en confrontation avec ses ennemis contemporains pendant plus de trentes deux ans durant lesquels il brava les exils , les brimades, les persécutions et les bannissements, pour se raffermir dans la profession de l'Unicité de DIEU, ne reconnaissant qu'un Seul Maître, DIEU et DIEU exclusivement. Il en soriti auréolé de succès.
Et de ce combat, il impétra le rang de SERVITEUR PRIVILEGIE du PROPHETE.
Autant le pouvoir infidèle voulut, à travers l'exil au Gabon, en Mauritanie, les persécutions, les résidences surveillées à Thiéyène et à Djourbel, corrompre la foi musulmane, autant le Cheickh, dans son mystère inviolable et son indépendance dans le culte rendu à DIEU, à réhabilité l'Islam dans sa forme la plus authentique.
Partout dans le pays , le Cheickh a revigoré la foi musulmane, redonné aux populations, sans la contrepartie de leur sang, et leur dignité et leur personnalité. Il a de surcroît introduit le plus naturellement dans les moeurs la soumission exclusive à DIEU et non une quelconque auter autorité. Ainsi, la Communauté Musulmane retrouvait son âme.
Durant les trente deux années d'épreuves son itinéraireeut un impact sur ses oeuvres, l'inspiration étant l'expression de l'état de l'âme.
A partir donc de l'année 1313.h(1895), l'étape du combat contre l'infidélité fut marquée par une production inestimable de panégyriquesenvers l'Elu le Plus Pur (Al Mustafâ°, le Choisi le Meilleur(Al Mukhtar) , des écrits d'action de grâce envers DIEU et son Prophète, de Sagesses, d'Hagiographie, d'Oraisons Initiatiques, Incantatoires et Mystiques.
En 1346.h(1927), DIEU exauça ses voeux en le favorisant d'un séjour terrestre équivalent au nombre de versets de la sourate" Les Groupes"(Sûratu-z-Zumar)dont l'issue (le soixante douxième verset)est la récompense d'une vie entièrement dévouée à DIEU :
"Ceux qui auront craint leur SEIGNEUR seront conduits par groupes vers le Paradis. Lorsqu'ils seront en vue des Portes, celles ci s'ouvriront toutes grandes, les préposés leur diront : "Que la Paix vous suivent! vous avez été si vertueux, si purs. Entrez en cette Demeure pour un séjour éternel." Les voix des bienheureux s'élèveront en choeur : "LOUANGE A DIEU"
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Quelques ecrit de Khadimou Rassoul
12/02/2007 18:36
De son vrai nom Mouhammad Ben Mouhammad Ben Habiballâh, CHEIKH AHMADOU BAMBA MBACKE nous parvint par la grâce de Dieu au mois de Muharram en l'an 1272.h, soit l'an 1855, à Mbacké, une localité dans le Baol du Sénégal des royaumes.
Fondé par son grand-père, le village porte le nom de la famille des Mbacké dont la piété trés connue leur valut une influence religieuse particulière, un respect et une vénération pour la FACE de DIEU. Hommes de haute culture et d'une orthodoxie stricte dans l'assimilation des valeurs culturelles Islamiques, ils firent du village de Mbacké un centre académique et une capitale spirituelle. Le père du Cheikh, Mouhammad Mbacké, appelé Mame Mor Anta Saly, était un éminent jurisconsulte, un dévot qui enseignait le CORAN et les Sciences Religieuses ; sa mère, Mariama Bousso, grâce à sa piéte, sa vertu et son scrupule, eut le priviliège de répondre au nom de "Jâratul-lâh"(voisine de DIEU) au milieu des siens. Ses parents ont très tôt découvert en lui une perfection innée qui s'est traduite par des attitudes et des habitudes de piété, de bonne conduite morale, de dévotion, de solitude, de méditation et un comportement exécrant l'amusement, l'indécence et le péché. Partout ou il passa durant son cursus, après avoir parfaitement assimilé le CORAN, que ce soit pour l'acquisition des Sciences Religieuses ou Instrumentales comme la Grammaire, la Prosodie, etc, on lui reconnut unanimement une perfection spirituelle qui ne pouvait que résulter d'une lumière provenant de DIEU. Jusqu'an l'an 1300.h (1882), il assurait l'enseignement auprés de son père et sa carrure intellectuelle lui avait permis , dans le cadre des fonctions que celui-ci lui confiait, d'écrire dans certains domaines des Sciences Religieuses et Instrumentales pour les rendre plus accessibles.
Il composa à cet effet le "Jawharu-n-nafis"(le joyau précieux) qui est une versification du traité de jurisprudence de Al Khadari , le "Mawâhibul Quddûs"(les dons du TRES-SAINT) qui est une reprise versifié de l'ouvrage de théologie de de l'Imam As-Sanûsi"Ummul Barâhin"(La soucre des preuves), le "Jadhbatu-ç-çighâr"(l'attirance des adolescents)qui est un ouvrage traitant particulièrement des articles de la foi, le "Mulayyinu-ç-cuddûr"(l'Adoucissement des coeurs) qui reprend en versification le "Bidâyal Hidâya"(Le commencement de la Bonne Direction) de l'Imam Al Ghazâli ; Le Cheikh reprendra par la suite ce poême sous le titre de "Munawwiru-ç-çuddur"(L'Illumination des coeurs). C'est un ouvrage qui traite du perfectionnement Spirituel.
Plus tard, il composera bien d'autres ouvrages dans les domaines de la Jurisprudence, de la Théologie , du Soufisme, de la Bonne Education et dans d'autres branches comme la Grammaire.
L'an 1301.h(1883), qui est le point de fracture le plus important de son hagiographie, apportera (nous le verrons plus loin) de grandes mutations dans son domaine spirituel et du même coup, dans sa personnalité intellectuelle; en gros, des changements qui ont reconverti entièrement sa plume au service du prophète, dans les thèmes tels que :
- La glorification de la venue au monde du Prophète, - L' exaltation de l'Unicité de DIEU, dans le service du Meilleur des Envoyés, - Le combat spirituel du Prophète, - La plus grande victoire de la foi sur l'infidélité sous on Egide (Bedr), - La victoire de la soumission, en l'occurrence l'Islam, sur l'Idolâtrie, en un mot, la réhabilitation de l'Islam.
Le rappel à DIEU de son père, survenu une nuit du mardi du mois Muharram de l'an 1300h.(1882) à Mbacké du Cayor, non seulement venait lui ôter la tutelle de celui-ci à qui il obéissait religieusement, mais allait relever sa vraie physionomie mystique et spirituelle.
Le stade de dévotion à DIEU qu'il atteignit, malgré les hostilités que lui manifestaient les gens de son époque, démontre sans équivoque son appartenance au cercle " des hommes de DIEU "
Il n'était l'esclave, ni des futilités du Bas-Monde, ni de l'Autorité Coloniale dominatrice, ni de celle des chefs païens de la vieille aristrocatie locale.
Cette attitude d'un homme esseulé, dénonçant l'arbitraire et la corruption d'où qu'ils viennent, lui suggèrent et ne reconnaissant que la Seule Autorité du MAITRE des Mondes, allait marquer sa vie.
C'est ainsi qu'en réponse aux dignitaires qui, à la suite de l'oraison funèbre de son père, lui suggèrent d'accepter d'occuper la fonction de conseiller du roi, il déclina cette offre du bénéfice de l'obligeance des sultans et écrivit :
"Penche vers les portes des sultans-m'ont-ils dit - afin d'obtenir des dons qui te suffiraient pour toujours"
"DIEU me suffit-ai-je répondu-et je me contente de LUI, et rein ne me satisfait si ce n'est la Religion et la Science."
"Je ne crains que mon ROI et ne porte mes espoirs qu'en LUI-comment disposerais-je d'ailleurs ma destinée entre les mains de ceux qui sont incapables de régler leur sort?"
C'était là un double défi lancé à la fois aux sultans à qui le Cheickh rappelait leur servitude vis-à-vis de leur SEIGNEUR ALLAH et à l'élite de l'orthodoxie musulmane dont il dénonçait la complaisance.
Quand aux grands maîtres de la gnose de son époque animés du dessein de l'éprouver, ils ne tardèrent pas à découvrir leurs lacunes, san toutefois arriver à sonder les profondeurs de sa spirutualité.
Ses confrontations avec l'administration coloniale représentaient cependant lm'un des aspects les plus importants de son hagiographie.
Au début du 19 ème siècle, les exigences de l'industrialisation (recherche de matière première et de marchés) et la volonté impérialiste de l'Europe , ayant aboutit à la colonisation , ont dicté à la France une politique de conquête territoriale à partir des anciens comptoir commerciaux.
Cette politique expansionnisterencontra au Sénégal de farouches résistances , tant du côté des chefs musulmans que de celui des "thiédos"(guerriers de l'aristocratie).
Mais en 1891, la conquête territoriale fut achevée dans un constat d'échec de toute la resistanec armée au Sénégal. C'est alors que la France entreprit d'assimiler la colonie du Sénégal aux valeurs culturelles occidentales et, pour y réussir , elle proposa sa religion, et la suppression pure et simple ou, à défaut ,la corruption du culte exclusif rendu à DIEU.
Elle mena alors un combat sans précédent allant de l'éloignement (internement) au bannissement et à la déportation des guides spirituels , pour démobiliser les fidèles.
Son aspiration profonde à DIEU et son amour ardent envers l'Elu de DIEU furent tels que DIEU lui révela DIEU, selon son expression, et devant la Splendeur de Sa GRANDEUR, il entreprit d'être fidèle au Pacte Primordial de Soumission ( à DIEU) , alors DIEU lui indiqua le Prophète qui est le Guide de la Voie de la Soumission.
Lorsqu'en1301.h(1883)l'Elu lui parvint, il conclut avec lui le Pacte d'Allégeance, pour LA FACE de DIEU et ce Dernier lui ordonna d'engager ses disciples dans cette Voie . Le Mouridisme était né. Ce fut à Mbacké Cayor.
Ainsi le culte exclusif qu'il proffessait devenait public, car il commença à l'inculquer à ses disciples, c'est pourquoi il devint l'ennemi numéro un du povoir colonial.
Non seulement les foules affluaient vers lui, mais il fonda la ville de TOUBA pour mieux servir avec elles la Cause de DIEU.
Dans son ardeur spirituelle, il voultu accéder au rang des compagnons , serviteurs du Prophète, qui ont combattu à Bedr.
Ce degré suprême (CORAN S.9 V.20) dont parle le CORAN à l'endroit des compagnons , est obtenu par le sacrifice du sang versé en vue d'élever la Voix de DIEU.
Et l'abrogation de la perscription du sang versé , à cause du Pacte d'Allégeance, devait mener le Cheikhdans la Voie du Combat Spirituel qui celle du sacrifice de l'âme et des biens pour la cause de DIEU, dans le respect du sang des autres.
En 1312.h(1895), dans sa retraite spirituelle(Ittikaf), le Prophète lui signifia que le sang versé était abrogé et que le prix qui fait accéder à ce rang est une somme d'épreuves trop lourdes à la charge exclusive du postulant.Le Pacte fut conclu et le décret DIVIN le mit en confrontation avec ses ennemis contemporains pendant plus de trentes deux ans durant lesquels il brava les exils , les brimades, les persécutions et les bannissements, pour se raffermir dans la profession de l'Unicité de DIEU, ne reconnaissant qu'un Seul Maître, DIEU et DIEU exclusivement. Il en soriti auréolé de succès.
Et de ce combat, il impétra le rang de SERVITEUR PRIVILEGIE du PROPHETE.
Autant le pouvoir infidèle voulut, à travers l'exil au Gabon, en Mauritanie, les persécutions, les résidences surveillées à Thiéyène et à Djourbel, corrompre la foi musulmane, autant le Cheickh, dans son mystère inviolable et son indépendance dans le culte rendu à DIEU, à réhabilité l'Islam dans sa forme la plus authentique.
Partout dans le pays , le Cheickh a revigoré la foi musulmane, redonné aux populations, sans la contrepartie de leur sang, et leur dignité et leur personnalité. Il a de surcroît introduit le plus naturellement dans les moeurs la soumission exclusive à DIEU et non une quelconque auter autorité. Ainsi, la Communauté Musulmane retrouvait son âme.
Durant les trente deux années d'épreuves son itinéraireeut un impact sur ses oeuvres, l'inspiration étant l'expression de l'état de l'âme.
A partir donc de l'année 1313.h(1895), l'étape du combat contre l'infidélité fut marquée par une production inestimable de panégyriquesenvers l'Elu le Plus Pur (Al Mustafâ°, le Choisi le Meilleur(Al Mukhtar) , des écrits d'action de grâce envers DIEU et son Prophète, de Sagesses, d'Hagiographie, d'Oraisons Initiatiques, Incantatoires et Mystiques.
En 1346.h(1927), DIEU exauça ses voeux en le favorisant d'un séjour terrestre équivalent au nombre de versets de la sourate" Les Groupes"(Sûratu-z-Zumar)dont l'issue (le soixante douxième verset)est la récompense d'une vie entièrement dévouée à DIEU :
"Ceux qui auront craint leur SEIGNEUR seront conduits par groupes vers le Paradis. Lorsqu'ils seront en vue des Portes, celles ci s'ouvriront toutes grandes, les préposés leur diront : "Que la Paix vous suivent! vous avez été si vertueux, si purs. Entrez en cette Demeure pour un séjour éternel." Les voix des bienheureux s'élèveront en choeur : "LOUANGE A DIEU"
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sante serigne touba bou wer
12/02/2007 16:21
Conduite Interne du Mouride Le chercheur doit se soumettre à la volonté du Cheikh et lui obéir à tous ses ordres et conseils, parce que le Cheikh a plus d'expérience et plus de connaissance dans la haqiqat, dans la tariqat et dans la shari'ah. Comme la personne malade se confie à son docteur pour être guéri, aussi le Mouride, malade dans sa conduite son comportement, soumet à l'expérience du Cheikh's pour être guéri. Le chercheur ne doit pas élever d'objections à la façon dont le Cheikh instruit et contrôle les Mourides. Chaque Cheikh a sa propre voie, que son Cheikh lui a permis d'employer. L'imam Ibn Hajar Al-Haythami a dit, "Quiconque ouvre la porte de critique contre les Cheikhs et leur comportement avec leur Mourides et leurs actions sera puni et sera isolé de recevoir la connaissance spirituelle. Quiconque dit à son Cheikh, 'Pourquoi ?' Ne réussira jamais." [al-Adathiyya Al-Fatawa, p. 55] Le chercheur doit savoir que le Cheikh pourrait faire quelques erreurs, mais que celles-ci ne l'empêcheront pas d'élever le Mouride jusqu'à la Présence Divine. Donc le Mouride doit excuser le Cheikh, comme le Cheikh n'est pas le Prophète (s). Seulement le Prophète (s) était sans erreur. Bien que ce soit rare, de même que le docteur pourrait faire une erreur dans le traitement d'un patient, alors le Cheikh faire une erreur dans le traitement de la maladie spirituelle de son Mouride et cela doit être excusé. Le chercheur doit respecter et honorer le Cheikh en sa présence et son absence, si seulement parce que le Cheikh peut voir de l'oeil du coeur. Il est dit que quiconque n'est pas heureux avec les ordres du Cheikh et ne tient pas la bonne conduite et le adab avec lui, ne tiendra jamais la bonne conduite avec le Coran et avec la Sounnah du Prophète (s). Cheikh Abdoul Qadir Jilani a dit, "Quiconque a critiqué un Saint, Allah fera que son coeur se fane." Le Mouride doit être sincère et loyal à la compagnie de son Cheikh. Il doit aimer son Cheikh avec un amour extraordinaire. Il doit savoir que son Cheikh va l'emmener à la Présence d'Allah, Tout-puissant et Glorifié et à la Présence du Prophète (s). Il ne doit pas compter sur autre que son Cheikh, quoiqu'il doive tenir le respect pour tout autre Cheikh
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l'islam
10/02/2007 14:27
Liberté d'expression ou Respect de la Religion d'autrui dans le cas des caricatures? Pour moi c'est clair et net: Respect de la Religion.
Liberté d'expression: 0 Voix Respect de la Religion: 2 Voix
Que tu sois Chrétien, Musulman ou Juif, personne n'a le droit de dégrader, insulter ou de manquer de respect à ta religion!
Pour quoi faire? Qu'est-ce que cela apporte? Tu seras plus intelligent? Sûrement pas et bien au contraire.
Alors pourquoi avoir publiées des caricatures du Prophète Mohamed (SAS) sachant que dans la religion musulmane (et en tant que journalistes, ils le savaient!), il est interdit de représenté le prophète de quelque façon que ce soit? Je suis d'accord pour la liberté d'expression: nous sommes dans un pays libre de droits. Mais pas dans ces conditions!
Le dessinateur/ journaliste aurait bien pu faire passer son message sans préciser que c'était le prophète mais un terroriste. C'aurait largement suffit!
Résultats: L'Orient contre l'Occident! Le pire, c'est que les extrémistes se donneront cette raison pour légitimer leur attentats, boycotts et autres. Ces caricatures ont mis la poudre au feu dans un environnement qui était assez délicat à la base. C'est vraiment chercher des problèmes pour rien. C'est de la simple provocation.
Après chacun sa façon de voir les choses! Mais celle-ci est la mienne
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Commentaire de tapha thiaremoustapha@hotmail.com (17/01/2008 20:37) :
tres baut
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